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Ancien Testament : De la création aux Patriarches

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Cycle 1. Les origines de l'univers, de la terre et de l'homme (scènes 3 à 11)
Les huit premières scènes bibliques racontent, avec des détails de grand intérêt, les origines primordiales de l'univers, de la terre, de l'homme. Il convient de souligner comment le visage du Créateur, le Père, correspond exactement aux traits du visage du Christ historique. Le choix a de profondes racines théologiques.
Suivant attentivement le livre de la Genèse, le créateur des mosaïques raconte les origines en donnant une place prépondérante à l'élément « aqueux », de la première scène jusqu'à celle de la création de l'homme (n°9), où Dieu est représenté avec les pieds nus plongés dans la boue avec laquelle il vient tout juste de modeler Adam.

Cycle 2. L’homme et la femme au Paradis (scènes 2 à 19)
La création d’Eve et l’épisode de la tentation et de la désobéissance sont représentés par l’iconographe avec un dynamisme surprenant et une profondeur de perspective, choix innovants par rapport à l'iconographie byzantine.

Cycle 3. Caïn et Abel (scènes 20 à 23)
Quatre scènes sont consacrées au conflit fratricide originel. L’événement revêt la plus haute importance historique et liturgique. Sur le plan historique, en effet, Abel incarne la culture archaïque marquée par la chasse et l’élevage du petit bétail ; Caïn, en revanche, symbolise le nouveau pouvoir de la « révolution agricole » qui s’est produite à l’époque néolithique. Bien qu'étant plus riche qu'Abel, Caïn est plus avare et son offre de prémices est désagréable aux yeux du Tout-Puissant.
Au niveau liturgique, Abel devient la première « figure » du Christ : il sera en effet le véritable Agneau sans défaut et sans tache, offert comme prémices en sacrifice à JAVEH et agréable à ses yeux.

Cycle 4. Noé, le déluge et l’Alliance (scènes 24 à 30)
Ce cycle revêt une grande importance dans la catéchèse baptismale (mystagogique) de la Pâque chrétienne. De nombreux éléments conduisent à un large parallélisme entre le bois et la croix, le bateau et l’Eglise, la colombe et l’esprit de vie, l’alliance première et l’alliance définitive.

Cycle 5. Abraham, précédé de l’épisode de Babel (scènes 30 à 37)
Introduit par l’épisode de la Tour de Babel, le cycle consacré au patriarche Abraham atteint une signification culturelle et liturgique de haut niveau. La culture des civilisations antiques, par exemple, phénico-punique, vit dans le sacrifice du premier-né l'un des points les plus dramatiques et les plus sacrés (scènes 32-33). Le dépassement de ce genre de sacrifice est présent non seulement dans le récit d'Abraham, mais il sert de prélude au véritable et unique sacrifice du « Seul – Fils Unique », le Christ, offert par le Père sur la croix pour l’expiation des péchés et comme prémices de charité divine.

Cycle 6. Les patriarches Isaac et Jacob (scènes 38 à 44)
Avec le texte de la Genèse qui raconte les vicissitudes d'Isaac et de Jacob, le narrateur épouse le style illustratif plus historique. Un dynamisme particulier est donné aux trois dernières scènes (38-40), avec Jacob qui s’enfuit, rêve, lutte avec l’Ange de YHWH et reçoit de lui son nouveau nom, Israël.

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